Les épilepsies

QU'EST-CE QUE L'ÉPILEPSIE ?

 

L’épilepsie est l’un des troubles neurologiques les plus courants. Elle se caractérise par la répétition spontanée de crises imprévisibles, soudaines et souvent très brèves, qui prennent des formes très diverses. C’est la raison pour laquelle il faut parler « des » épilepsies.

Selon la région du cerveau affectée par la décharge épileptique, les symptômes peuvent comporter des pertes de connaissance brusques, des difficultés à parler, à voir ou à entendre, des mouvements anormaux, voire d’autres manifestations. Les crises épileptiques sont la conséquence d’une activité anormale, excessive et non contrôlée d’un groupe plus ou moins important de neurones. On peut comparer les crises à des courts-circuits dans les réseaux électriques du cerveau.

On estime à 30% le pourcentage de personnes pharmaco-résistantes, c'est-à-dire présentant une épilepsie active qui résiste aux médicaments. 

 

LE HANDICAP ÉPILEPTIQUE

 

Épilepsie ne signifie pas systématiquement handicap. Au vu de l’hétérogénéité de la maladie et des besoins qu’elle crée ou non, il est possible de grouper la population de patients épileptiques en fonction de leur capacité à l’autonomie.

Pour la majorité des personnes (estimée à 70% de la population épileptique), dont la maladie est très peu active ou contrôlée par les médicaments, on ne peut pas vraiment parler de handicap. L'épilepsie peut être gérée par la prise régulière d'un traitement.

Au contraire, un second groupe, estimé à environ 15% de la population épileptique, est constitué de personnes, fortement handicapées, soit par une épilepsie sévère, souvent avec des pathologies associées, soit par diverses pathologies avec une épilepsie stabilisée. Ces personnes sont souvent accueillies dans les foyers d'accueil médicalisé ou habitent chez leurs aidants familiaux.

Il existe un groupe intermédiaire (estimé à 15% de la population épileptique) ayant une capacité à l’autonomie s'il est soutenu et aidé. Ce groupe est lui-même très divers, et les personnes concernées rencontrent souvent bien des difficultés pour faire comprendre et reconnaître la nature de leur handicap.

 


Ces personnes sont souvent, trop handicapées pour réussir leur insertion professionnelle et pas assez pour bénéficier d’un vrai soutien dans la réussite de leur projet de vie comme le prévoit la Loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».